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Ouest/ « Une commune, 1000 éleveurs ». Une initiative de la délégation régionale Ouest du MINEPAT pour contribuer à la relance de la SPAC.

La Société des  Produits  Avicoles  du Cameroun  (SPAC) a piqué du nez, seulement quelques mois après une inauguration pompeuse,  le 14 Octobre 2011 par Louis Paul MOTAZE  alors Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire(MINEPAT). Cette usine d’abattage automatique et d’emballage de poulets,  aura coûté  un peu plus de 3 milliards de Francs CFA, au Gouvernement camerounais  et ses partenaires.

     Des personnes  avisées  avaient vu le ver dans le fruit, lorsque au cours de son inauguration à Bafang  le 14 Octobre 2011, elles avaient constaté la non implication du Ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales(MINEPIA)  et  de  l’inter profession Avicole,  dans le ficelage et la mise en œuvre du projet  de la Société des Produits Avicoles du Cameroun(SPAC). L’une d’elles nous fera d’ailleurs une confidence  à la chute d’une pertinente  analyse, en ces termes’’ Cette histoire n’ira pas loin, on a mis la charrue avant les bœufs’’. ‘’Oiseau de mauvais augure’’, pourraient lui rétorquer quelques esprits candides comme nous autres qui avions pris les propos des acteurs pour des paroles d’évangile. Chaque observateur  même profane, peut  aujourd’hui se faire une idée, au contact des  réalités. Huit ans après la coupure du ruban par Louis Paul MOTAZE, alors Ministre de l’Economie, de la Planification et l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), les portes de la SPAC  sont toujours closes. L’ambiance qui règne sur ce site situé aux abords du tronçon qui lie le carrefour  Panchi  au quartier  Chefferie à  Bafang, est celle d’une concession  abandonnée. Cette structure  tant  vantée,  partage son quotidien avec  la broussaille qui la cerne.  Sur plus d’une quarantaine de personnels au départ, il n’en restait  qu’un seul. Le  gardien qui, lasse d’attendre la  réouverture chaque fois annoncée et finalement  renvoyée aux calendes grecques, a fini par abdiquer.

    Si à Bafang, personne n’ose en parler explicitement, certaines informations indiquent que, cet important  complexe agro industriel avicole  aura connu  juste  six(6) mois de fonctionnement  normal, avant de piquer du nez, trainant dans sa chute quelques créanciers. Un peu plus  de 3 milliards de Francs CFA, c’est le coût  total de l’investissement  avec  un appui du Japon à travers l’Etat du Cameroun  d’un montant de  500 millions de Francs CFA. Les  actionnaires sont  africains avec une majorité camerounaise.  Cette usine  d’abattage automatique et d’emballage de poulets  suivant  les principes ISO et  HALAL,  avait dit-on  une capacité nominale de traitement de 3000 poulets en heure, avec pour ambition de produire 15 millions de poulets par an. Pour un départ, la capacité de production avait été  fixée à 2500 poulets /jour. Les responsables de ce qui est désormais rangé dans la colonne d’éléphants  blancs, dont  le Président de son Conseil d’Administration(PCA) Christophe EKEN, continuent de justifier la fermeture ‘’ momentanée’’ de cette usine par le manque  de poulets c'est-à-dire la non disponibilité de la matière première. Notre analyste ne s’était pas laissé impressionner par la fanfare et les beaux discours décoratifs de la cérémonie d’inauguration. Il  avait vu juste en pointant  avec exactitude,  le vendre mou du projet. Questions  toutes  naïves : Pourquoi  avoir mis autant de milliards dans un projet dont les préalables n’étaient pas acquis ? Le Conseil d’Administration  et la Direction Générale de la SPAC, ont-ils mis en application l’une des activités du projet, qui consistait à apporter un appui aux producteurs indépendants  préalablement  sélectionnés et  recyclés à l’ITA (Institut des Techniques Agricoles) de Bafang.

Le Ministre Louis Paul Motaze qui avait engagé la confiance de l’Etat camerounais  auprès des partenaires de ce projet, en sa qualité de MINEPAT, a « glissé » au MINFI, laissant quelques fournisseurs pantois et la SPAC  dans son état comateux. Les questions sus citées renvoient à celle de la faisabilité d’un projet, qui en réalité aurait pu se passer de ce type de handicap par ce que implanté dans la région de l’Ouest – Cameroun, le plus  grand bassin avicole  de la sous région Afrique Centrale. L’ancien  MINEPAT le rappelait fort opportunément ce 11 Octobre 2011 ‘’Lorsque nous avons ce genre d’initiative, nous ne pouvons qu’applaudir. Je voudrais Monsieur EKEN (PCA de la SPAC), Mesdames et Messieurs les personnels, tous ceux et celles qui ont contribué pour la construction de cette usine, je voudrais vous dire que le gouvernement est fier de ce que vous avez fait, que le gouvernement a décidé de vous accompagner et le gouvernement vous accompagnera…Nous allons continuer de  suivre ce qui se passe ici et chaque fois que nous aurons la certitude que vous allez dans le bon sens, sur le droit chemin, je reviendrais pour apporter un autre appui. Comme a dit quelqu’un, il est plus facile d’arriver au sommet que de s’y maintenir. Ce qui a été fait est très important, ce qui reste à faire est beaucoup plus important, une usine comme celle-ci ne doit pas fonctionner par à-coups c'est-à-dire un coup on a des poulets, un autre coup on en a pas’’. La SPAC a-t-elle  évolué ‘’dans le bon sens, sur le droit chemin’’ ? Que non. 

La solution qui viendra de la Délégation Régionale Ouest du MINEPAT (DREPAT/Ouest)

    Elle pourra découler de la mise en œuvre des instructions du MINEPAT données à ces collaborateurs au cours de la conférence des services centraux et déconcentrés organisée à Yaoundé du 28 Janvier au 02 Février 2019. A cette occasion, Alamine  Ousmane MEY a  décliné la nouvelle politique  du département ministériel dont il a la charge, à travers un atelier d’échanges  avec au menu, trois thèmes :

  • La transformation structurelle de l’économie camerounaise pour accélérer la marche vers l’émergence.
  • Le rééquilibrage de la balance commerciale courante pour le développement du secteur prioritaire.
  • Le cadre stratégique opérationnel pour l’accélération de la marche vers l’émergence, la contribution du secteur privé.

Ainsi libellés, ces sujets débattus se résument à la recherche des solutions  aux difficultés qui entravent  l’atteinte des objectifs escomptés. Sur le plan régional, réunis le cadre de la restitution de ladite conférence, le délégué régional Ouest, Louis Roger Serges  FANKAM  DJOUMESSI et ses collaborateurs, après la compréhension de la problématique, ont élaboré de nouvelles stratégies. Il s’agira d’encourager la consommation locale et  d’intensifier l’exploration des pièges à devises. Ceci se traduit par des rencontres avec des acteurs du secteur privé de l’Ouest dans l’optique d’appuyer leurs expertises à matière de marketing et la communication. Il est sera question de susciter l’intérêt des citoyens à la consommation des produits locaux. Les actions similaires seront menées auprès des communes en vue de la mise sur pied des projets générateurs  de revenus. C’est ainsi qu’une réflexion a été menée dans le sens d’encourager et soutenir la relance de la SPAC de Bafang. Il s’agit de l’opération « Une commune, 1000 poulets »      

« Je crois qu’il y a une structuration de producteurs à la base qui devrait permettre à l’entreprise de fonctionner. En réalité, on nous a exposé une capacité de 2500 poulets/ jour. Si vous prenez que l’année c’est 365 jours, si on soustrait le dimanche soit 52 Jours, on a à peu près 313 jours multipliés par 2500 poulets, voilà la machine qui aurait permis à la SPAC de tourner sans difficulté. Malheureusement, les producteurs n’étant pas structurés pour cette production, toute suite on s’est rendu compte que la matière première n’est pas là. Dans notre concept, nous avons pensé qu’autour de la décentralisation, les communes étant les acteurs, le concept « une commune, 1000 éleveurs » peut permettre de résoudre le problème de la SPAC qui  reste celui de 2500 poulets à produire chaque jour. Il y a en 313 dans l’année, sans oublier que lorsque les qualités organo leptiques de votre produit ont quelques attraits pour les producteurs, vous pouvez être amené à doubler cette production. Le problème de fond, c’est que l’organisation de base n’a pas permis d’avoir 2500 poulets / jour sur 313 de l’année. Pour repartir, il faut organiser les producteurs, les éleveurs de la région de l’Ouest en les programmant pour que chaque jour 2500 poulets qui répondent aux  normes soient déposés à la SPAC et à des prix  qu’il faut. Voilà l’option qui nous semble indiquée pour relancer la SPAC ». Explique Louis Roger Serges FANKAM DJOUMESSI, DREPAT /Ouest.

©ouestmédiainfo.cm : Alexis Yangoua

Ouest / Budget d’Investissement Public (BIP) 2018. L’Ouest pourrait perdre 3 235 737 000 francs cfa

C’est ce qui ressort du troisième sous comité technique régional  de suivi. 168 projets sont menacés de forclusion.

     Le rapport du sous comité technique régional de suivi du BIP dans la région de l’Ouest, dressé le 31 Octobre 2018  ne fera certainement pas danser certains responsables  qui prétendent mouiller le  maillot  pour l’amélioration des conditions de vie du petit peuple. A 15 jours de l’arrêt des engagements, le taux d’exécution physique de l’ensemble des projets affectés dans la région du soleil couchant est estimé à 46.8%. 168 projets dont taux n’a pas franchi  le seuil de 5%, sur 585 délégations automatiques reçues pour l’exercice finissant. En des termes appropriés, sont menacés de forclusion. La population de l’Ouest pourrait ainsi se voir sevrer par la faute de certains acteurs,  des investissements évalués à 3 235 737 000 francs cfa, représentant environ 30% de la dotation globale.  Les projets routiers ( pont, entretien, réhabilitation, ouverture pistes )  étant la véritable pesanteur avec 43 projets pour 1 418  262 000 francs cfa, de quoi donner quelques rides à l’ancien ministre des travaux publics  Patrice AMBA SALLA, qui avait cru si bien faire  en décidant le  transfert annuel de 27 millions de francs cfa à chaque commune pour l’entretien des routes. Son expérience de maire (Ayos) le lui en avait suggéré certainement. 57 projets (forage, approvisionnement en eau et électrification) d’un montant de 929 748 000  francs cfa.  752 361 000 francs cfa  pour 26 projets relevant de la construction des salles de classe, des centres de santé intégrés, bâtiments administratifs  et autres. Enfin les projets de moins de 5 millions de francs cfa pour 104 366 000 francs cfa.  Dans ce bégayement caractérisé, le département du Koung Khi tient le haut du pavé avec 69.3 % et le Haut Nkam dans la posture du mouton noir de la troupe avec 31.1%, ceci peut être à cause de la performance des communes de Bafang, Bakou et Bana respectivement avec 3.6%, 0% et 0%. De taux d’exécution.

A qui la faute ?

         Aussi aisément, les entrepreneurs sont indexés par ce qu’ils soumissionnent les marchés alors qu’ils  ne disposent pas d’une capacité financière devant leur permettre d’assumer  leurs engagements. En guise de réplique, ces derniers  arguent que leurs comptes sont plombés par des impayés de 2017 et 2016 pour quelques uns. Mais à  l’analyse des interventions des tenants de la trésorerie publique, on s’aperçoit que  le problème est logé dans le circuit des finances.  Les structures publiques de gestion  de Bafoussam ne se sont  pas arrimées  aux  reformes  intervenues à la Direction Générale des Impôts et à  la Trésorerie  Générale, d’où la baisse de  l’offre physique des finances due à la faible capacité de mobilisation du volume monétaire à même  de satisfaire la demande sans cesse croissante.

                                                                

Louis-Serges-FANKAM-DJOUMESSI-DRO-MINEPAT
Louis-Serges-FANKAM-DJOUMESSI-DRO-MINEPAT

« Tous les projets sont attribués, mais le hic, c’est que rendu au 31 Octobre, ils sont à moins de 5%. On est là en face de l’inefficacité du système de sélection des entrepreneurs. Là que  le bât blesse, c’est que notre système étant un système de sélection aux pièces, ces entrepreneurs se sont prévalus une capacité financière qui malheureusement tarde à prendre corps pour une exécution physique. D’un côté, le système n’a pas toutes les clés pour identifier les déclarations certaines de l’autre. Les entrepreneurs se cachent derrière les factures impayées. Même si ces factures sont impayées, ils auraient dû se manifester par le refus de soumissionner, ça s’expliquerait mieux. Pas de gagner le marché et évoquer les factures impayées. Pour ce concerne les projets à problèmes,  l’arrêt des engagements c’est le 15 Novembre, La loi des finances dit : On paye le service fait. C'est-à-dire il faut exécuter correctement le marché pourqu’on puisse faire l’engagement. Dans le contexte actuel, nous avons bien évalué, si ces 168 projets pèsent plus de 3 milliard  et il reste 15  jours, et ils ne peuvent pas être exécutés en 15 jours. Forcement, l’engagement ne peut pas être fait. Ces ressources risquent de forclusion si on n’exploite pas la disposition du budget programme. Et de manière simple, on vous a donné un litre à boire, vous n’en buvez que 0.7 pourtant les gens continuent à avoir soif. C’est là où ça commence a être difficile. Donc, avant l’arrêt des engagements, les maîtres d’ouvrage doivent essayer de regarder avec les ordonnateurs principaux. Peut être une réallocation peut être faite pour que la ressource ne soit pas perdue et que par rapport à 2019, qu’il y ait une certaine reprogrammation ».

©ouestmediainfo.cm : Alexis YANGOUA

Ouest/PNDP : Guichet de Performance, la succession des communes de Batié et de Fokoué est ouverte

   Pour le compte de la région de l’Ouest en 2017, Batié et Fokoué avaient été sacrées meilleures commues de la région à l’issue du dépouillement des fiches d’évaluation. Elles avaient alors bénéficié chacune d’un chèque d’une valeur de 50 000 000 francs cfa pour la réalisation des microprojets.

Ouest/ Le Budget d’Investissement Public (BIP) : On a reculé de 13 points

Rendu au premier semestre de l’exercice 2018, le niveau d’exécution physique est de 20 %. Réactions

     Le premier semestre de l’exercice 2018 est arrivé à son terme. Le tableau de bord de la Délégation Régionale de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement de Territoire pour l’Ouest (DREPAT/O) affiche des chiffres pas très reluisants. A cette étape de l’année, la région du soleil couchant est très loin du niveau d’exécution du BIP escompté, mettant ainsi tous les acteurs impliqués sur le gril. Environ 20 % de réalisation physique contre 33 % à la même période de l’année 2017.

Une chute de l’ordre de 13 % qui traduit à suffisance le malaise observé sur le terrain. A titre de rappel, la région avait bénéficié d’un total de 598 projets pour une dotation en Autorisation d’Engagement de 10 125 216 035 francs cfa et une dotation en Crédit de Payement de 9 350 928 035 francs cfa. Selon les données de la DREPAT/O, le total de 30 projets à gestion régionale est exécuté à 6.16%, 143 projets à gestion départementale réalisés à 33.03% et seulement un taux de 7.87 % des 425 projets destinés aux communes a été enregistré. Les causes de cette contre - performance sont situées à de différents niveaux de la chaine  : la contractualisation, le fonctionnement de la commission de passation des marchés, la remontée des données et bien sûr le suivi de l’exécution des projets. Un autre facteur ralentissant du BIP à l’Ouest étant la grise mine des prestataires paralysés par des impayés de l’Etat, avec pour conséquence plusieurs marchés infructueux. D’où une baisse de taux de signature et de notification de l’ordre de 12.3 %. Soit 87.36 % en 2018 contre 99.66% en 2017. En dépit de ce hic, il faut savoir gré aux sectorielles pour la parfaite maitrise de la préparation technique des projets (Appels d’offre, Attribution, Signatures et notifications). De nombreux forages sont au seuil de la forclusion. A titre d’illustration, le département du Noun où tous les marchés soumissionnés depuis Yaoundé sont à un taux de réalisation nul.

Bien sûr, les forages passés au niveau départemental sont à 50%. Cet état comparatif ouvre le débat sur la qualité de l’exécution et surtout du suivi par la base, des marchés passés au niveau central. D’ailleurs, presque tous les comités départementaux de suivi du BIP n’ont de cesse de le décrier, même si Louis Roger Serges FANKAM DJOUMESSI, DEREPAT/O minimise ces griefs « Il s’agit d’un simple déficit de communication ».En tout cas, cinq mois nous séparent de la fin de l’exercice. Les communes devront se hâter au risque de servir elles – mêmes du grain à moudre aux esprits malins, à la fois chantres de la  Décentralisation  et entraves au processus de sa mise en œuvre.

Rang

Départements

Exécution phy (%)

Rang

Départements

Exécution fin (%)

1

Koung- Khi

39.27

1

Hauts - Plateaux

6.56

2

Ndé

18.25

2

Noun

4.58

3

Hauts - plateaux

17.95

3

Haut Nkam

4.44

4

Noun

16.68

4

Koung-Khi

4.31

5

Menoua

14.50

5

Ndé

1.83

6

Haut Nkam

14.08

6

Menoua

1.29

7

Bamboutos

13.77

7

Bamboutos

0.00

8

Mifi

12.34

8

Mifi

0.00

Classement des communes

Rang

Communes

Exécution phy (%)

Rang

Communes

Exécution Finan (%)

1

Demdeng

41.62

1

Massangam

14.98

2

Fokoue

35.04

2

Koutaba

10.58

3

Malentouen

30.28

3

Bandja

8.76

4

Bangou

29.90

4

Magba

7.80

5

Bafoussam I

24.88

5

Baham

7.43

6

Baham

24.50

6

Bangou

6.43

7

Magba

24.07

7

Bayangam

3.20

8

Bayangam

22.80

8

Njimom

2.33

9

Penka-Michel

22.80

9

Malentouen

1.81

10

Foumbot

21.99

10

Demdeng

1.50

11

Massangam

20.97

11

Babadjou

0.00

12

Bassamba

20.40

12

Bafang

0.00

13

Nkong-Zem

20.12

13

Bafoussam I

0.00

14

Galim

17.93

14

Bafoussam II

0.00

15

Bangangté

16.09

15

Bafoussam III

0.00

16

Mbouda

15.59

16

Bakou

0.00

17

Koutaba

11.42

17

Bamendjou

0.00

18

Kekem

11.22

18

Bana

0.00

19

Pete-Bandjoun

8.88

19

Bangangté

0.00

20

Santchou

8.76

20

Bangourain

0.00

21

Bafoussam II

8.41

21

Banka

0.00

22

Bafoussam III

5.73

22

Banwa

0.00

23

Dschang

5.66

23

Bassamba

0.00

24

Batcham

5.00

24

Batcham

0.00

25

Batie

4.69

25

Batie

0.00

26

Bandja

3.63

26

Bazou

0.00

27

Banwa

3.36

27

Dschang

0.00

28

Kouoptamo

3.22

28

Fokoue

0.00

29

Bafang

3.22

29

Fongo-Tongo

0.00

30

Babadjou

2.72

30

Foumban

0.00

31

Foumban

2.67

31

Foumbot

0.00

32

Njimom

2.33

32

Galim

0.00

33

Bangourain

1.16

33

Kekem

0.00

34

Bakou

0.00

34

Kouoptamo

0.00

35

Bamendjou

0.00

35

Mbouda

0.00

36

Bana

0.00

36

Nkong-Zem

0.00

37

Banka

0.00

37

Penka Michel

0.00

38

Bazou

0.00

38

Pete-Bandjoun

0.00

39

Fongo-Tongo

0.00

39

Santchou

0.00

40

Tonga

0.00

40

Tonga

0.00

Exécution physique                                                                                       Exécution financière (Liquidation)

Louis Roger Serges FANKAM DJOUMESSI (DREPAT/O)
Louis Roger Serges FANKAM DJOUMESSI (DREPAT/O)

« L’Exécution de 20% est largement plombée par ce qui se déroule dans certaines communes de la région. Le BIP est en cours dans un environnement sous contrainte où on note la tension de la trésorerie, de la baisse de l’offre des prestataires qui se traduit par des infructuosités dans certains départements. Il faut aussi noter qu’au 30 Juillet, nous avons un niveau d’exécution qui est nul dans 07 communes sur 40. La diligence des maires est questionnée, par ce qu’il est difficile de comprendre qu’ayant reçu des autorisations de dépenses en Janvier, que les programmations pilotées par les Marchés Publics aient été faites au mois de Décembre et que rendu au 30 Juillet, on est à une situation d’exécution de 0%.

Ici il faut aussi questionner la capacité du Maire à procéder à une accélération du processus pour atteindre les résultats. En principe, toutes les communes auraient dû avoir franchi le cap de 25% à date. Maintenant, il faut que les maires qui sont à 0% puissent s’assurer que la sélection des prestataires est la bonne pour que dans trois prochains mois qu’on puisse avoir un taux qui remonte au minimum à 60%. Pour ce qui est des autres prestataires il faut dire que dans la région de l’0uest, il est observé que quand un projet arrive à maturité, lorsqu’il est exécuté et réceptionné, la probabilité qu’il soit payé dans la période Mai – Septembre est beaucoup plus grande. Il y a une deuxième période, la plus difficile à l’observation du trésor public,  elle part du 1er Octobre soit au 30 Avril, soit au 30 Mai ».

René KAMDOUM (Maire de Bamendjou)
René KAMDOUM (Maire de Bamendjou)


« Il faut retenir qu’au niveau de Bamendjou, nous avons eu des dotations transférées pour la réhabilitation de certains tronçons routiers. Et ces dotations ne vont être exécutées en régie. Nous étions donc obligés de confectionner les dossier d’appels d’offre que nous avons transmis à la délégation régionale des Marchés Publics de l’Ouest . Ces marchés viennent d’être signés par le délégué régional qui était jusque là autorité contractante. Les entreprises sont en train d’être enregistrées. Mais, la grosse difficulté actuellement, c’est le climat qui n’est pas aussi bon pour l’entretien routier. On ne saurait faire de l’entretien routier dans les pluies. Néanmoins, ces entreprises sont déjà notifiées. Nous osons croire que d’ici quelques temps, ils vont se déployer sur le terrain pour que d’ici fin novembre qu’on ait achevé ces marchés. Il faut aussi relever que d’autres difficultés viendraient du fait que les prestataires ne se pressent plus pour soumissionner les marchés, arguant du fait qu’ils ne sont pas payés. La trésorerie fait défaut dans l’exécution des marchés publics. Nous avons eu une dotation de 16 millions pour construire un bloc de deux salles de classe à l’école publique de Bamendjou chefferie, et je dois vous dire que par cinq fois de suite, cet appel d’offre a été rendu infructueux. Il a valu que le délégué départemental des marchés publics, je ne sais comment il a pu faire pour trouver un soumissionnaire. Lequel soumissionnaire ne se presse pas pour venir retirer son ordre de service pour commencer. Voilà pourquoi on peut parler de ce pourcentage bas. Cela ne veut pas dire qu’on n’a pas commencé. L’exécution d’un marché commence déjà par l’avis d’appel d’offre qui a été fait, par l’attribution qui a été également faite, on est dans la phase des exécutions et on attend le déploiement des entreprises ».

Honorable Hermine Patricia NDAM NJOYA (Président comité suivi BIP Noun)
Honorable Hermine Patricia NDAM NJOYA (Président comité suivi BIP Noun)

« Nous sommes parvenus au second trimestre de l’année à 17 % du BIP dans le département du Noun. Le pourcentage est très bas. Les problèmes se trouvent à plusieurs niveaux. Dans le cadre de notre comité de suivi, nous constatons hélas que ce sont les mêmes problèmes qui reviennent. Il s’agit de la communication, de la coordination entre les élus et les sectorielles. Problème de moyens par rapport aux entrepreneurs. Concrètement pour le cas du Noun, nous avons un sérieux problème de forage. Ils ne sont pas réalisés par ce qu’il n’y a pas de soumissionnaires, ce qui fait que les forages de 2015,2016 et 2017 ne sont réalisés. Et entre temps, les populations ont besoin d’eau. Le problème des travaux routiers persiste aussi, par ce que les procédures sont difficiles pour les maires. En régie c’est compliqué. Et quand il y a passation des marchés, faut il qu’il ait des commissions au niveau communal. Il faut aussi et surtout relever le manque concertation entre les sectorielles. Nous avons essayé de trouver des solutions pertinentes aux problèmes qui se sont posés. Il y a eu des problèmes relevant des choix de site, des mairies qui ne sont pas contactées par des entreprises qui se sont vues attribuer des marchés au niveau régional ou central. Elles débarquent et commencent les travaux sans informer le magistrat municipal. On a aussi noté le cas d’indemnisation des populations. Les membres de la commission qui ont effectivement travaillé au moment de l’identification ne se sont plus sentis inclus au moment de l’indemnisation proprement dite. Plutôt des autorités à un niveau. L’équipe s’est subitement rétrécie, pourtant il s’agit d’une question d’éthique et de transparence. Nous avons dans le cadre de nos assises constaté que les ressources transférées continuent de trainer les pas, par ce qu’il y a des difficultés dans la procédure. Nous avons pris des résolutions avec espoir qu’elles seront étudiées au niveau central. Le comité de suivi a aussi pour mission de remonter les problèmes décelés à la base afin que les correctifs soient faits. Ceci pour le bien des bénéficiaires que sont les populations ».

Jacob FOKOA (Président Association des prestataires / Ouest)
Jacob FOKOA (Président Association des prestataires / Ouest)

« Le nerf de la guerre, c’est l’argent. Les prestataires sont bloqués pour la plupart pour des anciens projets qui n’ont été payés. Il y a des difficultés que tout le monde peut reconnaitre. Aussi, le processus de lancement des appels d’offre, avec le problème du moins-disant à tous les niveaux qui ne permet pas que l’on exécute une fois avoir soumissionné. Certains prestataires, peut être dans l’intérêt d’avoir le marché à tout prix, baisse anormalement le prix et une fois le marché attribué, ils ne peuvent pas l’exécuter, compte tenu de l’acquisition des matériaux sur le terrain ».

© ouestmediainfo.cm : Alexis YANGOUA                                                                  

OUEST : Premier pas vers l’élaboration du schéma régional d’aménagement et de développement durable du territoire.

 

     Les experts du cabinet d’étude RAIBOW Environment Consult ont soumis les résultats de leurs enquêtes à l’appréciation et à l’analyse des différentes parties prenantes des huit (8) départements de la région de l’ouest.

Louis Serges FANKAM DJOUMESSI DR Minepat Ouest
Louis Serges FANKAM DJOUMESSI DR Minepat Ouest

 

     Avec des ateliers de diagnostic organisés du 7 au 11 Mai 2018 à travers les huit (8) départements, le schéma régional d’aménagement et de développement durable du territoire de l’Ouest prend progressivement corps. Lancé officiellement le 28

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